Méthode
En bref
- Chaque mesure est notée sur 100 d’après sa valeur réelle, à l’échelle de toute la France : 50 est le niveau de la France.
- Vos priorités, dans l’ordre, deviennent des poids ; un point faible pèse plus lourd qu’un point fort.
- Le budget et le trajet écartent, ils ne notent pas ; au-delà de 100 km, le trajet est neutralisé, pas inventé.
- Une commune qui n’est pas mesurée sur une de vos priorités est écartée — jamais notée zéro.
- La note publique (A à E) pèse toutes les mesures ; un palmarès, celles de son profil.
Vos priorités sont classées, puis converties en poids par la méthode SR, qui mêle la règle des inverses de rang et celle des rangs linéaires : le critère de rang i parmi n reçoit 1/i + (n + 1 − i)/n, puis l’ensemble est ramené à 100 %. Avec quatre critères, cela donne 44, 27, 18 et 11 % : le premier pèse nettement plus que le dernier, sans que vous ayez à manipuler des curseurs.
Un point faible pèse plus lourd qu’un point fort
Les critères sont combinés par moyenne géométrique, pas arithmétique. Un point faible y coûte bien plus cher qu’un point fort ne rapporte : à poids égaux, une commune notée 10 et 90 obtient 30, là où une moyenne simple lui donnerait 50. Ses forces ne compensent donc son trou qu’en partie. Pour écarter une commune d’office, ce sont les filtres ci-dessous qui comptent.
Le budget filtre ; le trajet filtre, et se classe en transports
Si une commune dépasse votre budget ou votre temps de trajet maximum, elle est écartée, pas pénalisée. On vous dit combien de communes ont été écartées et pourquoi.
Le budget s’arrête là : c’est un filtre, rien de plus. Le trajet, lui, entre aussi dans le classement dès qu’un lieu de travail est renseigné dans l’une des 22 éditions locales, où il est mesuré porte-à-porte sur les horaires publiés (réseaux urbains, TER, cars régionaux) : il prend place parmi vos critères, vous le montez ou le descendez comme les autres, mais il ne se retire pas — pour ne plus le compter, passez en « Sans trajet ». Partout ailleurs en France métropolitaine, il est calculé en voiture et reste un filtre : mêler dans une même note 35 minutes de volant et 35 minutes de train reviendrait à dire que c’est la même vie. Au-delà de 100 km de votre lieu de travail, le trajet n’est pas calculé : il est neutralisé, pas inventé.
Une seule échelle : la France entière, en valeur
Depuis le 9 octobre 2026, la note publique de qualité de vie et les palmarès thématiques notent chaque mesure sur sa valeur réelle, à l’échelle de toute la France — plus sur un rang parmi les communes de sa taille. Un village et une métropole se lisent sur la même échelle : 70 veut dire la même chose pour l’un et pour l’autre.
La taille ne sert plus qu’à ranger : les listes « villages, villes moyennes, grandes villes » restent, et chaque fiche dit son rang dans sa catégorie. Les prix et les loyers, eux, se comparent encore aux communes de taille comparable — du tiers au triple de la population —, parce qu’un prix n’est pas une qualité : il ne se lit qu’à côté de ses voisins.
Ce qu’on fait d’une donnée manquante
Dans la note de qualité de vie : rien. Une commune dont un critère clé n’est pas mesuré n’est pas classée du tout — elle n’apparaît ni dans les palmarès, ni dans les rangs. Nous ne remplaçons jamais un chiffre manquant par un zéro ni par une moyenne : 26 096 communes sur 34 917 portent une note, et les autres affichent l’absence.
Dans VOTRE classement personnalisé : la commune est écartée. Vous avez demandé qu’un critère compte ; si une commune n’est pas mesurée sur lui, elle sort de la liste, et l’écran dit combien ont été écartées et pourquoi. Le retirer du calcul reviendrait à redistribuer son poids sur ce que l’on connaît — et « on ne sait pas » deviendrait un avantage : un village sûr dont les écoles n’étaient pas documentées sortait ainsi à 96 % de correspondance sur un profil « Familles ». Une seule exception : quand aucune commune de votre recherche n’a la mesure — le calme, par exemple, sur une zone rurale que les cartes de bruit ne couvrent pas —, le critère compte pour une valeur médiane et l’écran écrit « non couvert ici ».
Un plancher, jamais un zéro. La moyenne géométrique multiplie : une seule valeur à zéro annulerait toute la note, quelle que soit la qualité du reste — et toutes les communes concernées afficheraient exactement 0, sans plus se distinguer les unes des autres. Nous plafonnons donc la pénalité au premier point de l’échelle.
Ce plancher ne flatte pas les communes concernées — il les laisse différer entre elles, sans les remonter. Autrement dit : un point faible extrême plafonne la note, il ne s’efface pas.
La couverture réelle de chaque critère est publiée sur la page Données & licences.
Ce que la note mesure, et ce qu’elle ne mesure pas
Six piliers : la sécurité, les écoles, la santé, l’accès au quotidien — commerces, médecins, vie culturelle et ce qu’on atteint à pied —, le cadre de vie (calme et nature) et la mobilité. Chacun pèse ce que les Français disent qu’il compte : la part des répondants qui citent la catégorie correspondante dans le sondage OpinionWay d’octobre 2025 (1 014 personnes) qui sert au palmarès 2026 « Villes et villages où il fait bon vivre » (plusieurs réponses possibles), ramenée à une somme fixe. Soit : cadre de vie 24 % (cité par 80 % des répondants), sécurité 22,2 % (74 %), santé 15 % (50 %), mobilité 14,2 % (47 %), accès 13,8 % (46 %), écoles 10,8 % (36 %). Une version par an, quand le sondage paraît.
Chaque mesure est notée sur sa valeur réelle, France entière — depuis le 9 octobre 2026, plus sur un rang. Un rang grossissait des écarts minuscules au milieu et écrasait les écarts réels aux extrêmes : Annecy, 7,0 cambriolages pour 1 000 logements contre 6,4 pour la commune médiane (+10 %), tombait au 30e rang sur 100. Désormais, un taux deux fois plus élevé que la médiane coûte 20 points, où que l’on soit sur l’échelle ; le brevet se note sur sa note réelle, les médecins sur le seuil officiel de zone sous-dotée, les urgences sur l’objectif des 30 minutes.
Il n’a pas toujours compté double. Jusqu’au 7 septembre 2026, le calme et la nature se partageaient un seul sixième : chacun pesait donc un douzième de la note, quand les écoles en pesaient un sixième à elles seules. Mesuré le 7 septembre 2026, sur les 25 977 communes alors classées, la corrélation entre la note publiée et chaque dimension le disait sans détour — écoles +0,52, nature +0,10, calme +0,06. Or « qualité de vie » désigne d’abord, pour qui lit ce mot, un cadre. C’est aussi ce que pèsent les références du domaine : l’EIU accorde 25 % à « culture et environnement » et 10 % à l’éducation, Mercer fait de l’environnement naturel une catégorie de plein droit.
Pourquoi une famille qui pèse plus plutôt que deux familles ? Parce qu’une commune n’entre au classement que si chacune de ses familles est mesurée. Le choix date du temps où deux tiers des communes classées n’avaient aucune mesure de bruit : une famille à part les aurait toutes sorties du classement. Depuis octobre 2026, une commune qu’aucune zone de bruit ne touche compte 0 % exposée — les cartes couvrent toutes les grandes routes, voies ferrées et aéroports de métropole —, et le calme est mesuré sur 99,8 % des communes. Calme et nature valent 12 % chacun ; là où le bruit n’est pas cartographié (l’outre-mer), la nature porte le cadre de vie à elle seule — on note ce qu’on sait, jamais ce qu’on ignore.
Et pourquoi une fois et demie plutôt que le double ? Parce que le total doit rester constant. Dans une moyenne géométrique, chaque poids ajouté adoucit la pénalité d’un point faible : en montant le cadre de vie à deux sans rien baisser, une commune à 95 partout et 5 en sécurité passait de 58,2 à 62,4 — au-dessus d’une commune à 60 partout. Le point faible se rachetait, c’est-à-dire le contraire de ce que cette page promet. Les écoles et la mobilité descendent donc à trois quarts, et la propriété reste intacte.
Chaque pilier compte une fois, quel que soit le nombre de mesures qui le composent. Jusqu’au 2 septembre 2026 la note reposait sur six mesures dont quatre décrivaient la proximité : elle était donc, pour les deux tiers, une note d’accessibilité — et elle récompensait légèrement le bruit, puisque tout ce qu’elle mesurait croît avec la densité. La santé, le calme, la nature et la desserte étaient calculés par le moteur sans jamais entrer dans la note publique.
« Accès » veut dire : à quelle distance réunit-on de quoi vivre, et combien y en a-t-il à portée de marche. Jamais un nombre d’équipements par habitant — ce ratio couronnait les communes qui se vident et écrasait les villes. Les distances sont à vol d’oiseau hors des 22 métropoles où nous calculons de vrais temps de trajet.
La sécurité réunit trois parts égales : les cambriolages (pour 1 000 logements), les vols et dégradations, et les violences — hors violences intrafamiliales, qui ne disent rien du risque lié au lieu. Vols et violences sont rapportés à une population présente estimée : rapportés aux seuls résidents, ils condamnaient mécaniquement les communes touristiques. Ils se notent à part depuis le 9 octobre 2026 : additionnés, les vols, dix fois plus nombreux, effaçaient les violences.
Le 50 de chaque critère, c’est le niveau de la France
Chaque critère est noté sur ses vrais chiffres, et son 50 correspond au niveau de la France : la moitié des Français vit dans une commune mieux placée, l’autre moitié dans une commune moins bien placée — la façon dont se calculent les moyennes nationales officielles, « pour 1 000 habitants ». Les extrêmes ne bougent pas : 0 et 100 restent les repères de chaque barème (aucun habitant exposé au bruit, cinq consultations de médecin par an…). Une lettre A veut donc dire la même chose pour chaque critère : nettement mieux que là où vivent la plupart des Français. Deux exceptions, écrites : les commerces et la pharmacie à pied, que la plupart des Français ont déjà — c’est la norme, et 100 le dit.
Où sont les seuils
La lettre se lit sur la note sur 100, la même échelle pour toute la France. Les seuils ont été calés une fois, sur les communes de 2026, pour que la plupart soient au milieu (9 % de A, 40 % de C, 10 % de E), puis gelés, comme le Nutri-Score ou le DPE : une commune change de lettre quand ses chiffres changent, jamais parce que les autres ont bougé. Ce sont les seuils de la note globale ; chaque critère a les siens — A à partir de 63, B de 56, C de 45, D de 36 —, où la lettre C encadre le niveau de la France (50).
- A — 57 ou plus (2 255 communes)
- B — de 50 à moins de 57 (5 296)
- C — de 40 à moins de 50 (10 509)
- D — de 32 à moins de 40 (5 436)
- E — moins de 32 (2 600)
Répartition mesurée sur 26 096 communes classées. Elle bougera d’une année sur l’autre ; les seuils, non.
La note sur 100 n’est pas une note scolaire
Elle réunit les six familles par une moyenne géométrique, où un point faible pèse plus lourd qu’un point fort. Sa médiane française est à 44,8, et les valeurs observées vont de 14,3 à 75,4. Une commune à 47 est donc au-dessus de la moitié du pays, même si elle semble loin de 100.
Repères mesurés : 10 % des communes sont sous 32, un quart sous 38,1, trois quarts sous 51,1, et 10 % dépassent 56,3.
Ce qui n’entre jamais dans le calcul
La part de logements sociaux, les lieux de culte et l’étiquette politique du maire sont exclus du scoring, par choix explicite. Un test automatique vérifie à chaque build qu’aucune de ces données n’a pu se glisser dans le moteur.
Aller vérifier par vous-même
Une méthode qui ne se laisse pas contredire n’en est pas une. Ces pages montrent nos contrôles, nos corrections et nos angles morts :
- Comment nous vérifions que le classement ne ment pas — les onze contrôles à passer avant toute republication, y compris celui que nous ratons.
- Journal des changements de note — chaque version de la recette, datée : ce qui a changé, pourquoi, et ce que ça a déplacé.
- Ce que nous avons changé le 19 août 2026 — un village de 933 habitants était premier de France, et Biarritz avait disparu. La cause, la correction, et ce qui reste faux.
- Ce que nos critères doivent au revenu — mesuré critère par critère, plutôt qu’affirmé.
- Payer plus cher n’achète presque rien au brevet — 266 villes, le loyer en abscisse et la note au brevet en ordonnée. Le titre a été écrit après la mesure.
- Qualité de vie et loyer, commune par commune — où se situe une ville entre ce qu’elle coûte et ce qu’elle offre.
- Où se situe la France — la France face aux autres pays, mesure par mesure, avec la source et l’année de chaque chiffre, et ce qui ne se compare pas.
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